Le Plateau de Millevaches

 

Un paysage original

 

De quelque côté qu'on l'aborde. le plateau de Millevaches, sorte de "haute table" qui représente l'un des reliefs les plus anciens du Limousin. frappe par la monotonie de sa topographie. fougères et bruyères constituent la seule végétation naturelle, ajoutant ainsi à l'impression de solitude et de pauvreté.

La vie se concentre dans les dépressions où les prairies et les cultures témoignent d’un habitat très dispersé et peu important, la densité de la population ne dépasse pas, en effet, 18 habitants au km², l'émigration vers des régions plus favorisées par leur climat et la fertilité de leur sol se justifiant par la pauvreté traditionnelle plateau.

Des efforts considérables ont été entrepris pour revaloriser ces vastes étendues, où la rigueur du climat interdit la culture des arbres fruitiers et même la plantation de châtaigniers.

Cette transformation du paysage a débuté vers 1860, quand s'est développé le réseau ferré. La forêt primitive, brûlée en 1575 au cours des guerres de religion, n'avait jamais été reconstituée.

Des milliers d'hectares sont aujourd'hui consacrés aux conifères,  très résistants au froid (pins, sapins, douglas, épicéas), dont l'exploitation constitue pour le plateau une ressource nouvelle, comme en témoignent si les nombreuses scieries.

La tache sombre des forêts alterne avec celle, plus claire, des landes où affleurent parfois quelques gros blocs de granit.

Sur le plateau, se déroule à l'infini le moutonnement de ces croupes tandis que se profile à l'horizon la ligne des monts d'Auvergne. Ça et là, un troupeau de bovins ou d'ovins rappelle que l'élevage était autrefois la ressource essentielle de ce plateau

 

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